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D'où est né l'affichage Sauvage ?

L’affichage Sauvage existe depuis des décennies. Il a pris de l’ampleur avec la croissance de la culture hip-hop dans les métropoles américaines. L’idée était d’offrir une promotion efficace et à faibles coûts aux petites entreprises. Au début, la pratique n’était pas toujours autorisée. Cependant, avec ses prix très abordables, le projet publicitaire s'est s'exporté partout dans le monde. Au fil du temps, le monde corporatif a prit connaissance de la pratique et l’a intégré dans sa gamme de services. Cela a augmenté le prix d’affichage dans certain cas, mais a aussi mener à la légalisation et l’organisation d’une industrie professionnelle autour de ces services. Montréal encourage l’utilisation de l’espace public pour des annonces culturelles afin de laisser une chance au secteur culturel de se faire connaitre à l’extérieur des médias traditionnels dispendieux et d’internet qui devient de moins en moins démocratisé.

 

Ses débuts à Montréal

Depuis plus de 20 ans, la pose d’affiches temporaires est autorisée dans la Ville de Montréal sur les babillards publics et les palissades de chantier de construction sauf si une interdiction y est clairement indiquer par écrit par le propriétaire du lieu. Ceci est le résultat d'un mouvement initié par les organismes et compagnies culturelles locales qui ont milité pour ce changement, ouvrant une place de choix pour des publicités culturelles parmi tous les médias qui nous entourent dans la ville.

La Section 3 des règlements d’urbanisme de Montréal affirme que :

(564) La pose d’une affiche temporaire est autorisée sans limite sur un module d’affichage libre, spécifiquement destiné à cette fin par la ville et situé sur le domaine public.

(565) La pose d’une affiche temporaire est autorisée sans limite sur une palissade de chantier sauf si le propriétaire l’interdit ou la limite au moyen d’une inscription à cette fin.

 

L'affichage sauvage sur mobilier urbain

Malgré cette légalisation dans l’année 1994, la Ville de Montréal n’offre presque pas de module d'affichage libre à ces citoyens. Contrairement aux autres villes canadiennes, les citoyens montréalais n’ont pas d'espace public pour faire connaitre leurs projets, comme les palissades de constructions on été appropriées par des compagnies privées.

Le 15 juillet 2010 dans Singh c. R. (500-10-003080-056) la Cour Supérieure du Québec a condamné la loi anti-affichage de la Ville à être illégale et inapplicable. La décision, décrétée par la Cour, fût que si la ville ne fournissait pas d’espaces permettant l'affichage libre pour ses résidents, alors tout règlement limitant l’affichage sur le mobilier urbain serait une atteinte à la liberté d’expression de ses citoyens.

La Cour avait laissé six mois à la ville pour réviser la loi relative à l’affichage, alors que le gouvernement municipal n'a jamais agit. La ville n’a jamais fait installé d'espaces d’affichage en nombre suffisant pour répondre aux demandes introduites par la Cour. La seule exception de note serait le Plateau-Mont-Royal où quelques panneaux d’affichage ont été installés. Ce n’est cependant pas suffisant ni pour répondre aux besoin de la ville entière, ni pour satisfaire les stipulations de la cour. Tout cela fait en sorte que l’affichage sur les poteaux et lampadaires de la ville reste légale.